Les enquêtes internationales TIMSS et PISA constituent aujourd’hui des outils incontournables pour analyser les apprentissages mathématiques dans une perspective comparative. Loin de se limiter aux palmarès médiatiques, ces dispositifs offrent un éclairage riche sur les compétences mobilisées par les élèves, les environnements d’apprentissage et les pratiques enseignantes.Cette présentation propose une relecture didactique des résultats récents de la Fédération Wallonie-Bruxelles. À partir des niveaux de compétences de TIMSS, nous interrogerons les difficultés spécifiques liées à la résolution de problèmes, la nature des tâches proposées en classe et la familiarité des élèves avec les formats d’évaluation. L’analyse sera enrichie par des données issues de laboratoires cognitifs, mettant en évidence les démarches réelles des élèves et les obstacles rencontrés.Du côté de PISA, nous explorerons les liens entre performance en mathématiques, qualité perçue des apprentissages et dimensions affectives telles que l’engagement dans les cours de mathématiques, le sentiment d’efficacité perçue ou l’anxiété vis-à-vis de cette discipline. Une modélisation par équations structurelles permettra de comprendre comment pratiques enseignantes et perceptions des élèves interagissent pour influencer les résultats en mathématiques.En croisant ces différentes sources, la présentation mettra en lumière des pistes de réflexion pour l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques de base : rôle des tâches stimulant particulièrement le raisonnement, importance du guidage, effets des pratiques déclarées et perçues et enjeux liés à l’intégration des technologies. L’objectif est d’ouvrir un débat sur les conditions d’un enseignement des mathématiques de base plus efficace et plus équitable.